Drive : qui y gagne vraiment en 2025 — vous… ou le magasin ?

2 décembre 2025

En 2025, les Français ont dépensé plus de 13 milliards d’euros en courses alimentaires via le drive — environ 10 % des achats du quotidien, avec une croissance annuelle estimée entre +5 et +7 %. Le principe est simple : on commande en ligne, on récupère en voiture, coffre ouvert, sans file d’attente ni déambulation en rayon. Reste la vraie question : qui y gagne vraiment, l’enseigne… ou le client ?

Drive : qui y gagne vraiment en 2025 — vous… ou le magasin ?

Un service “gratuit” qui réalloue les coûts

La plupart des enseignes présentent le drive comme sans surcoût : prix identiques au magasin (parfois des promos dédiées) et zéro frais de préparation affiché. Dans les faits, le modèle réalloue des coûts : moins de flux en caisses traditionnelles, davantage de préparation en arrière-boutique.

Chez Intermarché, cela s’inscrit dans une logique d’accessibilité prix (« Tous unis contre la vie chère ») : le client garde ses repères tarifaires, l’enseigne optimise les opérations (préparation centralisée, créneaux groupés, parcours clients fluides). Résultat : expérience perçue comme gratuite côté utilisateur, et productivité accrue côté magasin.

Le vrai arbitrage : temps gagné vs. choix réduit

Côté assortiment, le drive condense l’offre autour des meilleures ventes. C’est plus rapide à parcourir, mais forcément moins large que le magasin. Les références « évidentes » (laits infantiles, couches, jus, conserves, entretien, épicerie basique) dominent : elles se prêtent bien à l’achat répétitif.

À l’inverse, beaucoup d’acheteurs hésitent à déléguer les produits « au toucher » (fruits et légumes, boucherie, marée). Maturité d’une banane, persillé d’une entrecôte… ces micro-préférences freinent la délégation. Intermarché pousse progressivement ses frais traditionnels (Mon Marché Frais) sur le drive avec des critères de substitution et des précisions attendues (calibre, origine, maturité), mais la barrière psychologique demeure pour une partie des clients.

Pour les enseignes : des économies… conditionnelles

Le drive économise des mètres linéaires et du passage en caisse, mais coûte en préparation et en logistique fine (picking, consolidation, remise au coffre). L’équation devient favorable si :

  • les paniers sont plus gros (souvent le cas en drive) ;
  • la préparation est optimisée (parcours de picking, créneaux bien remplis) ;
  • le taux d’erreurs/substitutions reste très faible (sinon, SAV et insatisfaction).

Intermarche.com capitalise sur son ancrage local (plus de 2 000 points de vente) : proximité = densité de créneaux et trajets courts pour le drive et la livraison à domicile quand elle est disponible, ce qui allège le coût unitaire.

Pour les clients : économies de carburant… et surtout de sur-achats

Côté consommateur, les gains ne viennent pas que du prix affiché :

  • Moins d’impulsions : on suit sa liste, on voit le total panier en temps réel, on arbitre.
  • Moins de déplacements (carburant, stationnement) — et parfois zéro déplacement avec la livraison.
  • Meilleure maîtrise des marques de distributeur (Chabrior, Pâturages, Monique Ranou, Pommette…), faciles à comparer en quelques clics.

Avec l’application et les courses en ligne, on duplique son panier hebdo, on alterne Drive et livraison à domicile selon l’agenda, on reste dans le budget grâce aux promos et aux MDD.

Verdict : qui gagne quoi ?

  • Le magasin gagne en productivité s’il concentre les volumes et maîtrise la préparation.
  • Le client gagne en temps, réduit les achats d’impulsion et gère mieux son budget.
  • Le compromis : une amplitude de choix plus courte qu’en magasin et, pour certains, la confiance à accorder aux frais délégués.

En clair, oui, le drive fait faire des économies — différemment pour chacun. Pour les foyers pressés (jeunes parents, actifs en horaires décalés), le couple Drive + livraison proposé par des enseignes comme Intermarché maximise le gain de temps sans renoncer au contrôle du budget. La meilleure stratégie reste mixte : magasin pour le frais exigeant et l’inspiration, drive (ou livraison) pour le récurrent et le volumineux.

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